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La timidité a-t-elle sa place dans le métier d'attaché de recherche clinique ?

À tort, on a souvent l'idée préconçue qu'un attaché de recherche clinique (ARC) doit être extraverti, très confiant et capable de briller dans toutes les situations pour réussir. Or, la réalité est bien différente.


Un sondage effectué sur LinkedIn révèle que 68% des personnes se considèrent comme étant timides. Parmi elles, 32% estiment que leur timidité a un impact significatif sur leur travail, 28% estiment que cet impact est limité, et seulement 5% déclarent que leur timidité n'a aucun impact sur leur travail.


Pourtant, tous ces participants sont des professionnels de la recherche clinique. Cela exclu l’idée que la timidité soit un obstacle pour débuter ou évoluer dans ce domaine et soulève une question essentielle : comment certains de ces professionnels ont-ils pu surmonter leur timidité malgré les missions demandées ? C'est précisément ce dont nous allons discuter dans cet article.


Avant d’essayer de la vaincre, identifier les causes de la timidité

"Pour pouvoir m'en débarrasser, j'ai dû comprendre d'où cela venait, et pour moi, c'était lié à mon éducation", explique N.B, une attachée de recherche clinique.

La première étape pour surmonter la timidité est donc de comprendre d'où ça vient. Pour cela, il est crucial de se pencher sur les situations qui la déclenchent.


Il est possible d'explorer divers facteurs, tels que l'éducation reçue, des expériences traumatisantes, l'anxiété sociale, la comparaison avec les autres, des croyances limitantes, des événements spécifiques de la vie, l'influence de l'environnement, et l'observation des comportements des autres.

Dans les cas de timidité sévère, consulter un professionnel de la santé mentale peut s'avérer particulièrement utile.


L'importance de la communication

Un point commun à tous les métiers de la recherche clinique est la communication. Les ARCs moniteurs par exemple, sont responsables de la formation des équipes investigatrices au protocole, de l'animation de réunions et de la communication par e-mail avec les centres.

Côté investigateur, les ARCs sont amenés à rencontrer d'autres ARCs ou auditeurs, à échanger avec des médecins ainsi qu'avec les patients.


Pour de nombreuses personnes, cela peut engendrer de l'anxiété et du stress, surtout si elles sont naturellement timides.


Cependant, il est crucial de comprendre que la communication est une compétence qui s'apprend et se perfectionne avec le temps. Il n'y a aucune honte à être timide, car tout le monde commence quelque part.


La communication est semblable à un muscle : plus vous l'exercez, plus il se développe. La clé réside dans le renforcement progressif de cette compétence. Comme le souligne N.B, " Pour moi, la solution a été de devenir plus sociable, de lancer des discussions et d'échanger sur nos imperfections avec notre entourage."


La confrontation : Un moyen efficace

La confrontation avec des situations réelles se révèle souvent être le moyen le plus efficace pour surmonter la timidité. Il est essentiel de sortir de sa zone de confort et de s'immerger dans des expériences qui obligent à interagir avec d'autres.


Ces expériences peuvent sembler intimidantes au départ, mais elles sont cruciales pour le développement des compétences en communication. Comme l'exprime M.B, une ARC : "Je pense que le parcours de la vie d'une personne peut influencer sa personnalité. Par exemple, j'ai toujours été confronté à des situations où je devais me surpasser, parler aux autres, et m'approcher d'eux. À mon arrivée en France, j'ai travaillé dans une brasserie, où j'étais chargée d'aller vers la clientèle, de les saluer, de prendre des commandes et de les remercier par la suite. C'était quelque chose d'insurmontable pour moi, mais à force de persévérance, j'ai réussi. En fin de compte, je pense que le meilleur moyen de vaincre la timidité, ou du moins de la maîtriser, c'est la confrontation".


Timidité et carrière d'ARC

Certains recruteurs peuvent éprouver des appréhensions à l'idée de confier le poste d’ARC (moniteur ou investigateur) qui est amené à effectuer des présentations de mise en place, monitorer des centres, répondre aux demandes de leurs interlocuteurs ou échanger avec des patients, à des personnes timides. Cependant, il est crucial de reconnaître que la timidité n'est en aucun cas un handicap ; au contraire, elle peut être un atout précieux dans le domaine de la recherche clinique.


L'une des qualités les plus précieuses que les personnes timides apportent est leur capacité à observer attentivement leur environnement. Leur nature réservée peut se révéler être un atout pour repérer les détails subtils et comprendre les nuances des situations. Une grande qualité requise pour dans le métier d'ARC.


Par conséquent, la timidité ne devrait jamais être considérée comme un obstacle dans le domaine de la recherche clinique. Au lieu de laisser les ARCs timides sur la touche, les employeurs devraient les encourager à développer leurs compétences en communication, tout en valorisant leur aptitude à l'observation et à l'empathie.


Au final, tout s'apprend et se développe. Par exemple, pour gérer les réunions ou les présentations de mise en place, la préparation est la clé. La maîtrise du sujet est essentielle. Comme le souligne I.H, chercheur scientifique : "J'essaie toujours de maîtriser ce que je fais pour être capable de l'expliquer clairement....Cela me met à l'aise et facilite mon travail."


Ceci s'applique aussi bien aux entretiens d'embauche qu'aux missions nécessitant une prise de parole en public. Une connaissance approfondie du sujet permet donc de répondre aisément à toutes les questions et de s'exprimer en toute confiance.


Il existe d'autres ressources pour renforcer les compétences en communication et en prise de parole en public, comme les formations spécialisées et les livres de développement personnel comme en témoigne M.B : "La lecture des livres de développement personnel m'ont beaucoup aidé: notamment ceux de laurent GOUNELLE,  2 romans qui m'ont marqué sont intitulés: l'homme qui voulait etre heureux et un autre, les dieux voyagent incognito ! je me suis identifiée à eux".


Ces ressources aident à développer la confiance et l'assurance nécessaires pour briller dans un rôle d'ARC.


Il est important de comprendre que le voyage pour vaincre la timidité est propre à chaque individu. Chacun progresse à son propre rythme, en fonction de ses expériences personnelles. Certaines personnes peuvent lutter contre une peur profondément ancrée, tandis que d'autres chercheront à perfectionner des compétences déjà existantes.


Retenez bien que la timidité ne devrait pas constituer un frein à une carrière en tant qu'ARC, bien au contraire. Ainsi, n'ayez pas peur d'être timide, car rien n'est insurmontable. Tout est question de préparation, confrontation et persévérance.

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